Recherche | Une nouvelle approche pour mieux distinguer les formes de cancer de la prostate à risque intermédiaire

L'étude PROSTATEP coordonnée par le CHU de Bordeaux vient d'évaluer une stratégie innovante d'imagerie pour affiner la caractérisation des cancers de la prostate à risque intermédiaire — une catégorie fréquente mais très hétérogène.

Ce site utilise Matomo pour analyser votre navigation dans le respect du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).
Voulez-vous nous aider à améliorer le service offert en autorisant Matomo à collecter ces informations ? En savoir plus

  



Visuel LinkedIn Station Santé(86)

Résultat de l'étude PROSTATEP CHU de Bordeaux | source Communication DRCI 


L'étude PROSTATEP

Menée chez 22 patients candidats à une prostatectomie, cette étude prospective vise à comparer, chez les mêmes patients, deux examens TEP/CT ciblant des marqueurs biologiques différen


  • le PSMA ([68Ga]Ga-PSMA-617), déjà bien établi dans les formes agressives

  • le GRPR ([68Ga]Ga-RM2), davantage exprimé dans les formes moins agressives


L'objectif : déterminer si leur complémentarité permet de mieux distinguer les tumeurs dites « favorables » (ISUP 2) des formes « défavorables » (ISUP 3), dès le diagnostic.

 

Les résultats montrent une différence nette selon le type de tumeur :

 
  1. Le signal du traceur ciblant le GRPR ([68Ga]Ga-RM2) était significativement plus élevé dans les lésions ISUP ≤ 2 (formes plus favorables).

  2. À l'inverse, le signal du traceur ciblant le PSMA ([68Ga]Ga-PSMA-617) était significativement plus élevé dans les lésions ISUP ≥ 3 (formes plus agressives).

 

L'utilisation combinée des imageries PSMA et GRPR pourrait aider à mieux différencier les formes favorables des formes défavorables dès le diagnostic, et donc à affiner la décision thérapeutique.


"Pour les patients, l'enjeu est majeur : mieux distinguer dès le diagnostic une forme favorable d'une forme plus agressive, c'est pouvoir proposer un traitement vraiment adapté à leur situation. L'imagerie combinée PSMA et GRPR nous apporte une information complémentaire précieuse pour éviter un sur-traitement chez certains, tout en sécurisant la prise en charge de ceux qui nécessitent une stratégie plus intensive." 
Pr Clément Morgat, Coordonnateur scientifique de l'étude
 

Résultats publiés dans l'European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging : https://link.springer.com/article/10.1007/s00259-026-07780-y


L'étude PROSTATEP a obtenu le financement de l'APIK 2016 GIRCI SOHO, Cancéropôle Sud Ouest et de l'appel d'offres interne du CHU de Bordeaux


Information Février 2026